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Découvrez notre publication « Analyse des Marchés », élaborée par nos conseillers en placement. Ce document trimestriel propose une lecture approfondie de l’actualité économique et financière à travers quatre rubriques :
Retour sur les marchés
Perspectives et vision pour la suite
Thématique du trimestre
Nos experts vous répondent
Chaque édition met en lumière des sujets clés analysés par nos spécialistes, offrant leur regard sur les tendances et enjeux économiques.
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Analyse des marchés n°4 | 2026
Nos experts répondent
Dans ce numéro, notre expert Semir Ajrulai, Conseiller en placement, traite des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.
Vous aimeriez que nos experts traitent une thématique qui vous intéresse ? N’hésitez pas à nous écrire et à nous la proposer pour notre prochain numéro trimestriel.
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marches@bcj.ch
Les élections de mi-mandat, ou « Midterms », sont organisées tous les quatre ans, à mi-chemin du mandat présidentiel. Cette année, elles auront lieu le 3 novembre 2026. Contrairement à l’élection présidentielle, le mandat de Donald Trump ne sera pas remis en jeu. Les Américains voteront notamment pour renouveler une partie du Congrès, l’organe qui détient le pouvoir législatif aux Etats-Unis.
Le Congrès est composé de deux chambres : la Chambre des représentants et le Sénat. Les 435 sièges de la Chambre des représentants sont renouvelés tous les deux ans, tandis que les sénateurs sont élus pour six ans, avec environ un tiers des 100 sièges remis en jeu tous les deux ans. En 2026, les 435 sièges de la Chambre et 35 sièges au Sénat feront l’objet d’une élection.
L’enjeu est donc de déterminer qui contrôlera le Congrès durant les deux dernières années du mandat présidentiel. Les Républicains disposant actuellement de majorités étroites, quelques sièges pourraient suffire à modifier l’équilibre politique à Washington.
Aujourd’hui, les Républicains contrôlent la Maison-Blanche ainsi que les deux chambres du Congrès. Cette configuration, appelée « gouvernement unifié », facilite généralement la mise en œuvre du programme présidentiel puisque le même parti contrôle le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif.
Les équilibres sont toutefois serrés. Au Sénat, les Républicains disposent actuellement de 53 sièges, contre 45 pour les Démocrates et deux indépendants qui siègent avec ces derniers. Les Démocrates doivent ainsi obtenir un gain net de quatre sièges pour prendre le contrôle de cette chambre. A la Chambre des représentants, l’écart entre les deux partis est encore plus faible.
Si les Démocrates remportaient l’une des deux chambres, les Etats-Unis entreraient dans une situation de « gouvernement divisé ». Certaines réformes nécessitant l’accord du Congrès deviendraient alors plus difficiles à faire adopter et davantage de compromis entre Républicains et Démocrates seraient nécessaires.
Une telle situation n’aurait rien d’inhabituel. Historiquement, le parti du président a fréquemment perdu des sièges lors des élections de mi-mandat. Le scrutin de novembre déterminera ainsi l’environnement politique dans lequel l’administration Trump évoluera jusqu’à la prochaine élection présidentielle de 2028.
Le Congrès joue un rôle important dans plusieurs domaines économiques, notamment la fiscalité, les dépenses publiques et le budget fédéral. Un changement de majorité pourrait donc influencer les orientations prises à Washington au cours des deux prochaines années.
Si le pouvoir était partagé entre les deux partis, l’adoption de nouvelles mesures budgétaires importantes pourrait devenir encore plus complexe. Les négociations sur le financement de l’Etat fédéral pourraient également être plus difficiles. Cette configuration pourrait accroître, à partir de 2027, les tensions autour du financement de l’Etat et, plus tard, du plafond de la dette. De tels épisodes peuvent ponctuellement créer de l’incertitude sur les marchés financiers.
Le Congrès ne détermine cependant pas l’ensemble de la politique économique américaine. Le président conserve davantage de latitude dans certains domaines, notamment sur plusieurs aspects de la politique commerciale et de la politique étrangère. Un changement de majorité au Congrès ne signifierait donc pas un blocage complet de l’action gouvernementale.
Historiquement, les élections de mi-mandat américaines ont souvent marqué un point d'inflexion favorable pour les marchés actions. Après une période généralement caractérisée par davantage d'incertitude et de volatilité en amont du scrutin, le S&P 500 a enregistré une performance moyenne d'environ 18% à 20% sur les douze mois suivants depuis 1950.
Les statistiques sont particulièrement frappantes : depuis 1938, le S&P 500 a affiché une performance positive dans près de 95% des cas au cours des douze mois suivant une élection de mi-mandat.
Cette tendance s'explique principalement par la réduction de l'incertitude politique une fois le scrutin passé et par une meilleure visibilité sur le cadre législatif des années suivantes. Les élections de mi-mandat ont ainsi davantage constitué un facteur de soutien pour les actions américaines qu'une source durable de risque pour les investisseurs.
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